Ce soir, « Le(ur) sacre » (titre original de la pièce lors de la première au Ballet National de Marseille) est un troublant moment de danse. Ils sont vingt et un séniors amateurs engagés dans ce « Sacre du printemps. Tableaux de la Russie païenne en deux parties d’Igor Stravinsky » pour trente-huit minutes enivrantes. Ils sont des « êtres dansants ». Nous le sommes tous. Le miracle est probablement là : à les voir parcourir la scène et se métamorphoser, eux c’est nous. Tout de noir vêtus et affublés pour la plupart d’entre eux de perruques dont ils se délesteront progressivement, le « Sacre » va les désacraliser et opérer la métamorphose.
Pascal Bély - Le Tadorne - 16 juillet 2011