Au cœur

Un enfant joue à tomber. Il ne bouge plus. Il se relève et recommence.
Il dit qu’il fait semblant. Il dit qu’il joue à faire le mort ! A quoi joue-t-il ?
Et nous, que voyons nous tout à coup de cette immobilité, de cette suspension ?
De ces corps au sol ? De ces corps formant un tout, unique. Un corps commun.
Un souffle revenu.

Enfants et adolescents s’emparent de l’espace fait d’élans et de déséquilibres dans une structure chorégraphique ouverte aux différentes manières d’explorer le mouvement, la présence dansée.

Inventer ensemble un mouvement à la force et la grâce, au peu et au silence, travailler des danses comme des paysages intérieurs, abstraits, biographiques aussi comme des portraits au présent qui interrogent l’intérieur et l’extérieur, l’absence et la présence, l’identité et la fiction, le moment et la durée et composer une humanité libre et habitée de gestes ouverts, de récits et autres paroles.

L’image d’un corps, jeune, à terre. Est-il mort ou vivant ? Sommes-nous sur une plage voisine ou dans un jardin, une cour de récréation ?

Comme beaucoup, Thierry Thieû Niang a été ému par les photographies d’enfants échoués ces derniers mois, ces derniers jours. Ému, il l’est aussi lorsqu’il observe les cow-boys solitaires, les indiens dans les forêts, les tentatives des grimpeurs téméraires et celles des apprentis comédiens, ou encore des ainés qui prennent leur cadet par la main. Pour le chorégraphe, l’enfance est le territoire de l’art, le moment des prémices, des essais, des apprentissages et de tous les possibles. Un temps où l’on peut s’effondrer et renaître.

Expérimentés ou novices, ces enfants et adolescents forment déjà une communauté singulière et « avouable » en mouvement. Leur fragilité et leur engagement nous parlent d’éclosions, de chutes, de pertes et de consolations. Ils partagent le plateau avec un jeune musicien, Robin Pharo, qui rythme la cérémonie, tantôt guide, tantôt témoin. Les sonorités de sa viole de gambe relient des temps anciens et à venir, installant les onze jeunes gens dans un présent suspendu dont l’intensité vibrera longtemps, grâce aux mots de l’écrivain Linda Lê et ceux-néons de Claude Lévêque, créés pour l’occasion.

Représentations & évènements à venir

16 novembre 2022

La douleur de Marguerite Duras

Monaco

16 novembre 2022 à 20h00

La douleur de Marguerite Duras

Monaco

17 novembre 2022 à 20h00

Voodoo Cello

Genève

19 novembre 2022

À portée de mains...

Bobigny

20 novembre 2022 à 17h00

La douleur de Marguerite Duras

Vannes

22 novembre 2022 23 novembre 2022 à 20H00

Iphigénie

Anglet

23 novembre 2022 11 décembre 2022

La douleur de Marguerite Duras

Paris 9e

28 novembre 2022 à 19h00

Voodoo Cello

Tallinn - Estonie

30 novembre 2022

Voodoo Cello

Riga - Estonie

1er décembre 2022 2 décembre 2022

Iphigénie

Brive

2 décembre 2022 à 20h00

Voodoo Cello

Vilnius - Lituanie

3 décembre 2022 à 19h00

Voodoo Cello

Palanga - Lituanie

9 décembre 2022 à 20h30

Voodoo Cello

Annecy

10 décembre 2022 à 20h00

Voodoo Cello

Chambéry

13 décembre 2022 18 décembre 2022

La douleur de Marguerite Duras

Marseille