Au cœur

Un enfant joue à tomber. Il ne bouge plus. Il se relève et recommence.
Il dit qu’il fait semblant. Il dit qu’il joue à faire le mort ! A quoi joue-t-il ?
Et nous, que voyons nous tout à coup de cette immobilité, de cette suspension ?
De ces corps au sol ? De ces corps formant un tout, unique. Un corps commun.
Un souffle revenu.

Enfants et adolescents s’emparent de l’espace fait d’élans et de déséquilibres dans une structure chorégraphique ouverte aux différentes manières d’explorer le mouvement, la présence dansée.

Inventer ensemble un mouvement à la force et la grâce, au peu et au silence, travailler des danses comme des paysages intérieurs, abstraits, biographiques aussi comme des portraits au présent qui interrogent l’intérieur et l’extérieur, l’absence et la présence, l’identité et la fiction, le moment et la durée et composer une humanité libre et habitée de gestes ouverts, de récits et autres paroles.

L’image d’un corps, jeune, à terre. Est-il mort ou vivant ? Sommes-nous sur une plage voisine ou dans un jardin, une cour de récréation ?

Comme beaucoup, Thierry Thieû Niang a été ému par les photographies d’enfants échoués ces derniers mois, ces derniers jours. Ému, il l’est aussi lorsqu’il observe les cow-boys solitaires, les indiens dans les forêts, les tentatives des grimpeurs téméraires et celles des apprentis comédiens, ou encore des ainés qui prennent leur cadet par la main. Pour le chorégraphe, l’enfance est le territoire de l’art, le moment des prémices, des essais, des apprentissages et de tous les possibles. Un temps où l’on peut s’effondrer et renaître.

Expérimentés ou novices, ces enfants et adolescents forment déjà une communauté singulière et « avouable » en mouvement. Leur fragilité et leur engagement nous parlent d’éclosions, de chutes, de pertes et de consolations. Ils partagent le plateau avec un jeune musicien, Robin Pharo, qui rythme la cérémonie, tantôt guide, tantôt témoin. Les sonorités de sa viole de gambe relient des temps anciens et à venir, installant les onze jeunes gens dans un présent suspendu dont l’intensité vibrera longtemps, grâce aux mots de l’écrivain Linda Lê et ceux-néons de Claude Lévêque, créés pour l’occasion.

Représentations & évènements à venir

(sous réserve des nouvelles consignes gouvernementales)

25 septembre 2021 à 20h00

Voodoo Cello

Luxembourg

26 septembre 2021 à 17h00

Condor

Bayonne

30 septembre 2021 2 octobre 2021

Condor

Angers

1er octobre 2021

Dans la fumée des joints de ma mère

Toulon

12 octobre 2021 à 20h30

Voodoo Cello

Annecy

13 octobre 2021 23 octobre 2021

Condor

Strasbourg

13 octobre 2021 à 20h30

Voodoo Cello

Argenteuil

16 octobre 2021 à 20h00

Voodoo Cello

Aix-en-Provence

10 novembre 2021 à 20h30

Voodoo Cello

Bordeaux

12 novembre 2021 à 20h30

Voodoo Cello

Soissons

15 novembre 2021 à 19h30

Voodoo Cello

Paris 1e

17 novembre 2021 21 novembre 2021

L’enfant que j’ai connu

Paris 18e

18 novembre 2021 28 novembre 2021

Condor

Bobigny

18 novembre 2021 21 novembre 2021

Mawâl de la terre

Lille

21 novembre 2021 à 18h00

Voodoo Cello

Lille

14 décembre 2021 à 20h30

Dans la fumée des joints de ma mère

Draguignan

15 décembre 2021 à 20h00

Voodoo Cello

Vannes

16 décembre 2021 à 20h30

Voodoo Cello

Nantes

18 décembre 2021

Voodoo Cello

Le Mans