Thierry Thieû Niang Danses d’aujourd’hui

« Au cœur » : tendre à point

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Treize enfants que le chorégraphe Thierry Thieû fait danser pour leur faire découvrir le champ des possibles.


Sur le plateau des Pénitents Blancs, ils sont treize enfants et ados. Depuis toujours, le danseur et chorégraphe Thierry Thieû Niang sort du cercle des artistes, pour danser et faire danser des amateurs, personnes âgées, internés ou enfants. Pas seulement dans le but d’un spectacle, mais pour leur donner un présent, leur faire découvrir le champ des possibles, la et leur beauté.

Dans ce projet, la chanteuse Camille l’a suivi, ainsi que l’auteure Linda Lê et Claude Lévêque. Le plasticien a emprunté à La Collection Lambert d’Avignon, ses tubes de néon : ici, sur le mur du fond, cette sorte de nef peuplée de douze têtes d’enfants. Linda Lê est venue avec des paroles, Camille, quelques poèmes à faire chanter, et le jeune compositeur Robin Pharo, qui plante sa viole baroque ici ou là, ne quitte pas ce petit monde d’une seconde.


Une chorégraphie onirique bouleversante

Et vogue la galère. Légère ou chargée. Rieuse ou mélancolique. Marches et mouvements graves et lents ou traversées du plateau tout en sauts et cavalcades. Chutes et envols. Parfois l’un ou l’autre tombe et s’endort – à moins qu’il ne soit mort ? Non, puisqu’il se relève. Tandis que d’autres sautent sur place. Ils ont apporté leurs doudous : un petit bateau en bois, une grande grue, un ballon, un gros camion, des poupées, des fleurs... pour des jeux ou quelque hommage-mausolée ?

Des images très fortes restent dans les cœurs : cette petite fille blonde allongée qui passe de main en main, sur les bras levés des autres enfants couchés, serrés : sauvée ? Ou bien ces deux enfants endormis, enlacés. Ces portés aussi, bouleversants, puisque ce sont les petits aînés qui portent les plus jeunes. Ces bras tendus et ces mains. Ouvertes, tendues dans quels abandon et tendresse ! Tant de « sainte » et savante simplicité bouleverse. Pour tant de lectures multiples possibles et d’images qui superposent inévitablement « mort » à « dort ». Mais dans le spectacle vivant la mort n’existe pas. Seule, la beauté.

Danièle Carraz - La Provence - 8 juillet 2016 / Photo Cyril Hiély

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