Thierry Thieû Niang Danses d’aujourd’hui

D’Alzheimer à la maladie d’amour !

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Arte diffuse le film documentaire riche en émotion de l’actrice et cinéaste Valeria Bruni Tedeschi


Une patiente de gériatrie atteinte d’Alzheimer s’éprend du chorégraphe Thierry Thieû Niang à l’hôpital Charles-Foix (Ivry).

Comment redonner de la joie dans un service de gériatrie ? En y accueillant un chorégraphe de renom. Entrez dans la danse de cet émouvant documentaire. Même lorsqu’elle tire à sa fin, la vie fait des miracles. La preuve avec ce documentaire de Valeria Bruni Tedeschi et Yann Coridian qui suit le surprenant travail du chorégraphe Thierry Thieû Niang au service de gériatrie de l’hôpital Charles-Foix, à Ivry.

« En commençant à tourner, se remémore Valeria Bruni Tedeschi, nous nous sommes vite rendu compte que le film dépasserait le simple portrait d’une personne, le chorégraphe, mais que nous allions nous attacher à ce microcosme composé d’un groupe de personnages passionnants. Et puis il y eut le miracle… Sous nos yeux, de façon silencieuse mais spectaculaire, l’une des patientes est tombée amoureuse de Thierry. Un récit romanesque, avec toutes les étapes de l’amour, se déroulait sous nos yeux. »

Cette patiente, atteinte de la maladie d’Alzheimer, s’appelle Blanche Moreau. La jeune fille a plus de 90 ans. « Elle est un peu un mélange de Jeanne Moreau, dont elle porte le même patronyme, et de Blanche Dubois, l’héroïne de la pièce Un tramway nommé désir… C’est une femme qui a dû avoir une vie très remplie, une vie de séductrice.

Avec Thierry, elle va utiliser tous les outils que les femmes ont pour séduire, tout ce qui compose une histoire d’amour : l’intelligence, les vêtements, la coquetterie, l’humour, la sincérité, l’aveu, le chagrin, l’audace, le découragement… Le vrai miracle de cette terre, c’est la compassion, ce moment où un être humain entre en contact avec un autre être humain, sans rien vouloir de lui. Thierry est un maître dans la compassion. Il donne envie à l’autre d’avoir confiance et de pouvoir s’ouvrir. C’est un don. »

Par la danse, même si ce n’est parfois qu’un simple mouvement de doigts, des vies se racontent, des souvenirs s’égrènent plein de regrets, d’amertumes, d’éclats de joie, de solitudes aussi. « Il y a des sociétés, bien plus pauvres que les nôtres, qui gardent leurs vieux à la maison et les vénèrent. Nous, on les met dans des hôpitaux où, malgré l’humanité de ce service, ils se sentent seuls. Mais, ce film, c’est une comédie musicale dans un hôpital, un mélange de chagrin et de joie. »

Patrice Gascoin - Nice-Matin (Cannes) - 7 juin 2017

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