Thierry Thieû Niang Danses d’aujourd’hui

Danse de jouvence

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Une jeune fille de 90 ans


« Des moments de magie », c’est ce que propose le chorégraphe Thierry Thieû Niang au cours de ses interventions auprès des patients de l’hôpital gériatrique Charles-Foix (AP-HP) d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

Une semaine durant, il a animé un atelier de danse bien particulier, une danse contemporaine qui, sans objectif précis, a redonné « vie » à des personnes très âgées, la plupart atteintes de maladies neurodégénératives et grabataires. Thierry est arrivé dans le service avec son large sourire, sa patience et sa grâce.


Dans le documentaire consacré à cette belle expérience, très vite, les silhouettes frêles des ainés se transforment au contact de l’artiste : Adélaïde, Pierrot, Gisèle ou Blanche reprennent confiance en eux, quittent parfois leur canne, vont jusqu’à se mettre en équilibre sur un pied alors qu’ils ne se levaient plus de leur siège.

Certaines dames refusent de danser avec Thierry Thieû Niang sous prétexte qu’elles « sont mariées », mais une fois la musique lancée - La vie en rose ou Les moulins de mon cœur -, elles mettent leurs beaux principes de côté et se lèvent pour le rejoindre.

L’artiste se meut aussi autour de ce monsieur, rabougri dans son fauteuil, mimant ses gestes lents. Au bout de plusieurs jours, le vieillard parviendra à lui tendre la main.

Il n’y a pas que les gestes qui s’ouvrent et les sourires qui surgissent : les langues aussi se délient, et les patients livrent au danseur, très à l’écoute, des anecdotes personnelles. Des souvenirs resurgissent. Des regrets s’égrènent. Et des espoirs apparaissent.

À son insu, Thierry a séduit Blanche, qui tombe amoureuse sous l’œil de la caméra. Elle retrouve le sourire et des envies de lendemain. Mais attention, les autres résidents guettent et Blanche craint le qu’en-dira-t-on... Mais susciter envie et jalousie, à 92 ans, c’est aussi une source de plaisir !

« Quand on danse, c’est le rêve, confie t-elle à celui dont elle s’est éprise. C’est dommage que ça ne puisse plus durer... »

Il ne faut pas rater ce documentaire lent et beau, sans voix off ni commentaire.

É.V. - ASH - Actualités Sociales Hebdomadaires - 2 juin 2017

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