Thierry Thieû Niang Danses d’aujourd’hui

Festival d’Avignon : Thierry Thieû Niang, une mini Cour d’Honneur

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Ce que Thierry Niang a réussi avec les séniors dans … du printemps, il ne l’a pas raté avec les juniors dans Au coeur…

Si dans Une douce imprudence, son dernier duo avec Eric Lamoureux, les références à Joseph Beuys et ses fameuses couvertures étaient manifestes, gageons que la présence de Claude Lévêque dans ce projet a du influencer le chorégraphe à travers la douceur poétique qui émane de ses œuvres aux néons dont on voit une réalisation originale au lointain sur le plateau nu de la Chapelle des Pénitents Blancs.

Treize jeunes, dont des enfants, sont sur le plateau et cheminent sur scène à travers le temps, à travers les âges… Au début, des jouets d’enfants, à la fin un amas de vêtements, sorte de viatique pour survivre… La musique sur scène est à chaque instant un compagnon de route. Une sorte de métronome du temps, égrainant les différents sons et parvenant à apporter un contre-point toujours juste par des accélérations ou des tempi ralentis.

Les combats sont légion dans cette pièce. Les gants de boxes y font penser. Ils sont stylisés, chorégraphiés. Ils semblent moins difficiles que ceux de la vraie vie.

Les univers des uns et des autres s’installent et vers la fin, les interprètes semblent avoir grandi tout le long de la pièce, certaines images font penser aux photos de Gus Van Sant avec ces teenager androgynes alanguis tel Eliott Allwright – qui a de qui tenir !

« La petite cour d’honneur » de la Chapelle des Pénitents Blancs est un peu petite pour mettre ces treize énergiques interprètes et ce n’est jamais aussi beau que lorsqu’ils sont peu, ce qui est rare et dommage. L’effet de masse est intéressant pour le chevauchement des univers et le déroulement du propos, mais, du coup, tout semble un peu tassé, mais c’est comme ça…

De beaux débuts pour ces jeunes, jusqu’au texte final, dit avec beaucoup d’aplomb par Zoé Clément, une jeune enfant à la longue chevelure rousse, haute comme trois pommes mais qui fini en beauté. On s’enfuit, le cœur haletant, pour y songer…

E Spaé - Inferno Magazine - 10 juillet 2016 / Photo Christophe Raynaud de Lage


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