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	<title>Thierry Thie&#251; Niang</title>
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	<description>Danses d'aujourd'hui</description>
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		<title>16. Improvisation chor&#233;graphique et musicale</title>
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		<dc:creator>Ind&#233;tendance - F Pautonnier</dc:creator>



		<description>Oeuvres de T&#333;ru Takemitsu, Giacinto Scelsi et HK Gruber. avec Thierry Thie&#251; Niang, danse et Mathias Champon, trompettiste

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&lt;a href="http://www.thierry-niang.fr/-Calendrier-" rel="directory"&gt;1. Calendrier&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Oeuvres de T&#333;ru Takemitsu, Giacinto Scelsi et HK Gruber.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;avec Thierry Thie&#251; Niang, danse et Mathias Champon, trompettiste&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>17. Sabine Prokhoris</title>
		<link>http://www.thierry-niang.fr/Sabine-Prokhoris,183</link>
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		<dc:date>2012-05-09T18:03:50Z</dc:date>
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		<dc:creator>Ind&#233;tendance - F Pautonnier</dc:creator>



		<description>&#171; La Roue du monde en roulant Fr&#244;le but apr&#232;s but : &#8220;Mis&#232;re&#8221; &#8211; dit le rancuneux Le fou dit &#8211; jeu... &#187; Friedrich Nietzsche &#192; quel jeu nous convie, de p&#233;rip&#233;tie en p&#233;rip&#233;tie, de syncope en syncope, Prises / Reprises, la pi&#232;ce obstin&#233;e, solitaire et multiple, qu'invente et interpr&#232;te Denis Mariotte ? Transmuter, inlassablement, l'impasse en carrefour de possibles, imaginer comment continuer &#224; tracer les signes d'une &#233;criture qui dessine les figures singuli&#232;res d'une histoire minuscule, et pourtant (...)

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&lt;a href="http://www.thierry-niang.fr/-Paroles-" rel="directory"&gt;3. Paroles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; La Roue du monde en roulant
&lt;br /&gt;Fr&#244;le but apr&#232;s but :
&lt;br /&gt;&#8220;Mis&#232;re&#8221; &#8211; dit le rancuneux
&lt;br /&gt;Le fou dit &#8211; jeu... &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Friedrich Nietzsche&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; quel jeu nous convie, de p&#233;rip&#233;tie en p&#233;rip&#233;tie, de syncope en syncope, &lt;i&gt;Prises / Reprises&lt;/i&gt;, la pi&#232;ce obstin&#233;e, solitaire et multiple, qu'invente et interpr&#232;te Denis Mariotte ? Transmuter, inlassablement, l'impasse en carrefour de possibles, imaginer comment continuer &#224; tracer les signes d'une &#233;criture qui dessine les figures singuli&#232;res d'une histoire minuscule, et pourtant essentielle d&#232;s lors qu'elle aura pu advenir, avec plaisir et inqui&#233;tude tenter cela quand l'immensit&#233; indiff&#233;rente et brutale du monde, ponctu&#233;e pourtant de fragiles instants po&#233;tiques, menace de nous &#233;craser, de nous avaler, ce serait l&#224; le jeu. Un jeu tendu, un jeu avec et contre le monde, un jeu qui est aussi un combat, paradoxal.
&#171; Dans le combat entre toi et le monde, seconde le monde &#187; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Franz Kafka, in Pr&#233;paratifs de noce &#224; la campagne, Gallimard, coll. &#171; Folio (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;], &#233;crivait Kafka. Alors nous serions aux prises, tout au long de &lt;i&gt;Prises / Reprises&lt;/i&gt;, avec cette &#233;trange injonction, &#224; ne pas s&#233;parer de cette autre remarque du m&#234;me Kafka : &#171; Le v&#233;ritable adversaire fait passer en toi un courage immense. &#187; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibid, p. 50.' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Soit donc un petit personnage, tout seul, vraiment tout seul, et face &#224; lui, sous lui, sur lui, au dessus de lui, en lui, hors de lui, ce L&#233;viathan, le monde. Le monde qui est aussi la substance dont lui aussi, intimement, est fait et l'espace, si radicalement inhospitalier f&#251;t-il,
qu'il ne peut qu'habiter. Composer avec cela une partition qui de ces grincements d&#233;saccord&#233;s ou de cette uniformit&#233; amusicale mena&#231;ante fasse musique, fasse vie, tel serait le pari. De quoi travailler, et jouer. Mais avant m&#234;me que n'apparaisse, sur le plateau &#8211; c'est-&#224;-dire dans
l'&#233;tendue du monde &#8211; le petit bonhomme, &#171; petit corps petit bloc c&#339;ur battant gris cendre seul debout. Petit corps soud&#233; gris cendre c&#339;ur battant face aux lointains &#187; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Samuel Beckett, &#171; Sans &#187;, in T&#234;tes mortes, &#201;ditions de Minuit, p. (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;], pour employer ici les mots de Beckett qui viennent irr&#233;sistiblement &#224; l'esprit dans le sillage que le spectacle laisse dans la m&#233;moire, le petit bonhomme h&#233;ro&#239;que qui ne l&#226;che pas le monde et que le monde ne laisse pas en paix, avant cela, voici que r&#233;sonnent et cahotent, surgissant du silence, rompant l'immobilit&#233;, les soubresauts d'une forme abstraite. Un quadrilat&#232;re dont on avait remarqu&#233; &#224; peine les contours, comme jet&#233; sur un bord du plateau&#8211;porte ? pierre tombale ? sombre monolithe tel celui de &lt;i&gt;2001 l'odyss&#233;e de l'espace&lt;/i&gt;, mais ici gisant au sol ? &#233;nigme en tout &#233;tat de cause &#8211; qui tr&#232;s vite ira se transformant en furieux insecte, en fant&#244;me en col&#232;re voulant se lib&#233;rer d'on ne sait quelle prison, et parcourt en tout sens l'espace, martelant le sol de coups irr&#233;guliers. Percussions, concr&#232;tes &#8211; on les entend &#8211; et abstraites &#8211; elles ne disent rien &lt;i&gt;en particulier&lt;/i&gt; &#8211; qui nous saisissent et nous intriguent. C'est ainsi que la pi&#232;ce commence, donnant tout de suite le ton : c'est bien une exp&#233;rience que nous aurons &#224; partager, et l'aventure qui d&#233;ploiera sous nos yeux ses m&#233;andres et ses accidents, telle qu'elle est d'entr&#233;e de jeu donn&#233;e &#224; percevoir, ruinera par avance toute interpr&#233;tation anecdotique de ce qui arrive sans crier gare au personnage solitaire, insoumis, qui se d&#233;bat et qui d&#233;bat de son destin sur le plateau. Car aussi bien il est n'importe qui &#8211; comme vous ou moi. Aussi seul que quiconque. Aussi peupl&#233;. &lt;i&gt;Prises / Reprises&lt;/i&gt; : une &lt;i&gt;exp&#233;rience&lt;/i&gt;, donc, au sens o&#249; Michel Foucault aura un jour d&#233;fini ce terme : &#171; Une exp&#233;rience est quelque chose que l'on fait tout &#224; fait seul, mais que l'on ne peut faire pleinement que dans la mesure o&#249; elle &#233;chappera &#224; la pure subjectivit&#233; et o&#249; d'autres pourront, je ne dis pas la reprendre exactement, mais du moins la croiser et la retrouver. &#187; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='M. Foucault, Dits et &#201;crits, tome 4, Gallimard, p. 47.' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;] Ainsi un &#171; nous &#187; sera-t-il produit, ce &#171; nous &#187; qui rend &#224; chacun l'&#233;coulement
disparate et disparaissant de sa vie, de toute vie, sous forme d'exp&#233;rience, de quelque chose de consistant en somme, m&#234;me faiblement, et de &lt;i&gt;r&#233;el&lt;/i&gt;, toujours &#224; r&#233;inventer, dont les traces
peuvent faire sens et ouvrir sur de nouvelles trouvailles. En l'occurrence, cela advient dans la fa&#231;on dont &lt;i&gt;Prises / Reprises&lt;/i&gt; fabrique de la pens&#233;e avec de la sensation. Car sera d'abord donn&#233;e &#224; &#233;prouver, et de mille mani&#232;res tout au long de la pi&#232;ce, une r&#233;alit&#233; sensorielle, en tant que telle forc&#233;ment &lt;i&gt;solitaire&lt;/i&gt;, &#8211; nul ne peut sentir en lieu et place d'un autre &#8211;, une dimension sensible d'espace et de son, abscisses et ordonn&#233;es des modalit&#233;s d'une pr&#233;sence &#8211; celle du personnage dont on suivra le p&#233;riple &#224; travers le capricieux archipel du r&#233;el. Cela, nous le percevrons depuis notre emplacement, relatif, de spectateur. Mais cette sensorialit&#233; m&#234;me, multiplement et infiniment singuli&#232;re, au lieu de se clore sur quelque d&#233;finition individuelle, portera une puissance d'abstraction qui en fera justement une r&#233;alit&#233; de pens&#233;e, capable de parcourir cette infinit&#233; de situations o&#249; se brise tout solipsisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Chose, le rectangle r&#233;volt&#233;, finira par se calmer, se redressant sur l'un de ses c&#244;t&#233;s, non sans un avertissement pr&#233;alable, assorti d'un conseil d&#233;risoire, sur fond de rires de cauchemar : &#171; N'oubliez pas que la vie est courte. &#187; &#171; Amusez-vous &#187;. Sur quoi quelqu'un, d'invisible, derri&#232;re la Chose, son &#226;me peut-&#234;tre, balancera par dessus le mur ainsi apparu des pellet&#233;es de terre, des os, divers objets comme rescap&#233;s de la tombe, ou bien encore d'une d&#233;charge. L'histoire peut (re)commencer, qui a d&#233;j&#224; depuis longtemps commenc&#233;. Et c'est tr&#232;s dr&#244;le. Puis lui, le petit personnage, appara&#238;tra enfin, tombant comme terrass&#233; face &#224; nous sur la Chose qui chute aussi &#224; la renverse. D&#232;s lors l'on comprend qu'&#224; elle il est et restera li&#233;. Par une lutte sans fin. Elle qui est tout son monde en somme, ramass&#233; sur son dos, perdu dans la vastitude chaotique qui de tout c&#244;t&#233; bombarde et envahit leur &#233;trange et intranquille duo. Elle : &#171; le poids le plus lourd &#187;, pour reprendre ici le mot de Nietzsche, qu'il supporte, tel Atlas [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='Voir sur cette question l'essai de Georges Didi-Huberman, Atlas, Inquieta (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;], et dont il portera encore la m&#233;moire quand ils seront &#8211; enfin ? &#8211; s&#233;par&#233;s. &#171; Le poids le plus lourd &#187; : &#224; savoir le vouloir, &#171; bienveillant envers toi-m&#234;me et envers la vie &#187;, que
&#171; l'&#233;ternel sablier de l'existence ne cesse d'&#234;tre revers&#233; &#224; nouveau &#8211; et toi avec lui, &#244; grain de poussi&#232;re de la poussi&#232;re. &#187; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='footnote' title='Friedrich Nietzsche, Le gai savoir, in Oeuvres philosophique compl&#232;tes, tome (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;] Le poids le plus lourd, que chacun soul&#232;ve seul, mais pour chacun aussi sa plus puissante chance de vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Que port&#233;-je sur mes &#233;paules ? De quels fant&#244;mes suis-je couvert ? &#187; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='footnote' title='Franz Kafka, op.cit. p. 198.' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;] La question de Kafka court d'un bout &#224; l'autre de &lt;i&gt;Prises / Reprises&lt;/i&gt;, et les &#233;pisodes successifs qui rythment la pi&#232;ce lui apporteront quelques convaincants &#233;l&#233;ments de r&#233;ponse, en m&#234;me temps qu'ils &#233;lucideront ce que peut signifier &#171; seconder le monde &#187;, dans le combat solitaire livr&#233; avec / contre lui. Alors l'on comprendra quelle in&#233;puisable ressource ce poids constitue, et quelle ga&#238;t&#233; il insuffle &#8211; car cette pi&#232;ce est extraordinairement gaie, dans son parcours du d&#233;sastre, et l'on y rit de bon c&#339;ur, s&#233;rieusement, sans l'ombre d'un jaune grincement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux fils &#224; tirer, qui se croisent dans la pi&#232;ce selon d'impr&#233;visibles dessins, pour d&#233;crire cela. O&#249; il sera question de l'imagination et de l'indestructible d'une part, de la radicale solitude &#8211; tent&#233;e par la peur et le repli parfois &#8211; et de la force de l' &#171; en commun &#187; d'autre part.
Une force ouverte et inventive ou tout au contraire aspirant, terriblement, au nivellement : alors surtout rester en &#233;veil.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'imagination d'abord, avec l'indestructible : de fa&#231;on saisissante, par une posture, un geste, un environnement sonore, des images et des mondes surgissent d'instant en instant, se m&#233;tamorphosant tr&#232;s vite en d'autres, comme les formes des nuages &#233;voquent &#224; telle minute &#171; des faces de g&#233;ants &#187; et la seconde d'apr&#232;s &#171; de grands monts et des rocs &#233;boul&#233;s &#187; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='footnote' title='Lucr&#232;ce, De natura rerum, livre IV.' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;], ainsi
que l'&#233;crit Lucr&#232;ce, toutes sortes de monstres et de figures apparaissant / disparaissant au rythme d'une transformation continu&#233;e. Ainsi, par la magie d'un geste de cramponnement sur
les bords de la Chose, alli&#233; &#224; un concert de circulation automobile qui enfle en bas, &#224; quoi se m&#234;le pour nous l'indistinct souvenir d'un film, la vague sensation d'avoir &lt;i&gt;vu&lt;/i&gt; d&#233;j&#224; cette image quelque part, &lt;i&gt;verra&lt;/i&gt;-t-on r&#233;ellement le personnage de &lt;i&gt;Prises / Reprises&lt;/i&gt; accroch&#233;, risquant &#224; tout instant la chute, tout en haut d'un immeuble. Et l'instant d'apr&#232;s ce sera le vide et le silence, puis la guerre, un matin neuf, chants d'oiseaux, puis l'errance &#224; nouveau, et mille autres histoires m&#234;l&#233;es, elles aussi, &#224; nos m&#233;moires. Et &#224; chaque fois l'on &lt;i&gt;croira &#224; ce qu'on voit&lt;/i&gt;, pour reprendre le titre d'un projet pr&#233;c&#233;dent de Denis Mariotte [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='footnote' title='Denis Mariotte, Renaud Golo, On pourrait croire &#224; ce qu'on voit.' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;]. Un &lt;i&gt;croire&lt;/i&gt; &#8211; par la puissance de l'imagination &#8211;, un &lt;i&gt;croire&lt;/i&gt; cr&#233;ateur. Kafka &#224; nouveau : &#171; Croire signifie : lib&#233;rer l'indestructible en soi, ou plus exactement : se lib&#233;rer, ou plus exactement : &#234;tre indestructible, ou plus exactement &#234;tre. &#187; [&lt;a href='#nb10' class='spip_note' rel='footnote' title='Franz Kafka, op.cit., p. 104.' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;] Cela m&#234;me que Nietzsche d&#233;signait comme le vouloir de &#171; l'&#201;ternel Retour &#187;, c'est-&#224;-dire d&#233;sirer que ce qui &lt;i&gt;est&lt;/i&gt;, que chaque instant, &lt;i&gt;soit&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;soit&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;soit encore&lt;/i&gt;. V&#339;u d'intensification et d'extension de l'existence. Y a-t-il autre chose que l'imagination pour &#234;tre, de cet &#233;lan sans raison, l'instrument ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kafka encore : &#171; L'indestructible est un ; chaque individu l'est en m&#234;me temps qu'il est commun &#224; tous ; d'o&#249; le lien indissoluble entre les hommes, qui est sans exemple. &#187; [&lt;a href='#nb11' class='spip_note' rel='footnote' title='Franz Kafka, ibid, p. 57.' id='nh11'&gt;11&lt;/a&gt;] Voici
qu'avec cela, nous saisissons notre autre fil, tendu entre cette double polarit&#233; : la solitude et l'&#171; en commun &#187;. Dans &lt;i&gt;Prises / Reprises&lt;/i&gt;, c'est la subtile et inqui&#232;te composition sonore qui savamment nous fera &lt;i&gt;sentir&lt;/i&gt; et ainsi pouvoir &lt;i&gt;penser&lt;/i&gt; cette tension et sa r&#233;solution &#8211; une r&#233;solution qui ne fera &#224; aucun moment dispara&#238;tre l'antagonisme, mais en potentialisera, dans une certaine direction, les effets. De quoi sont faites en effet la musicalit&#233; pensante de la pi&#232;ce, sa rythmique ouverte ? D'une alternance r&#233;p&#233;t&#233;e, irr&#233;guli&#232;re, inattendue, de trois genres de sons, sur quoi se greffent les sons al&#233;atoirement produits par les d&#233;placements sur le plateau &#8211; les percussions produites par la Chose au d&#233;but en particulier. Tout cela tissant une musique tout &#224; la fois secr&#232;te et ind&#233;finiment ouverte. Il y a le &lt;i&gt;silence&lt;/i&gt;, comme une apn&#233;e soudaine dont on ne sait jamais lorsqu'elle survient combien elle va durer. Il soulage et inqui&#232;te : tout va-t-il cesser d'un coup, ou bien, peut-&#234;tre, recommencer ? Il y a la &lt;i&gt;vibration pure&lt;/i&gt;, monocorde, parfois modul&#233;e, comme le son du d&#233;sert, ou plut&#244;t le son d'une &#226;me humaine abandonn&#233;e dans le d&#233;sert. Le son de la solitude la plus absolue. Enfin il y a les &lt;i&gt;sons du monde&lt;/i&gt;, bruyants, les machines, les guerres, les foules, des voix enchev&#234;tr&#233;es, des bribes de musique parfois, et soudain le miracle intemporel d'un p&#233;piement d'oiseaux. Or ces sons, ces bruissements d&#233;sordonn&#233;s du monde, cette rumeur &#233;trangement si peu &#233;trang&#232;re &#224; nos oreilles, &#233;manent d'un fond commun d'imagination et de m&#233;moire, puisque pour la plupart ils viennent de bandes sons de films, de films que nous avons vus ou pas, mais dont la texture sonore nous est, collectivement tout comme &#224; chacun d'entre nous, &lt;i&gt;famili&#232;re&lt;/i&gt;. Alors cette sonorit&#233; cin&#233;matographique dira quelque chose de l'&#171; en commun &#187;, un &#171; en commun &#187; produit par l'imaginaire de cet art dont Walter Benjamin a bien soulign&#233; comment il avait su fabriquer les conditions d'une r&#233;ception collective autant qu'individuelle [&lt;a href='#nb12' class='spip_note' rel='footnote' title='Walter Benjamin, &#171; L'oeuvre d'art &#224; l'&#233;poque de sa reproductibilit&#233; technique &#187; (...)' id='nh12'&gt;12&lt;/a&gt;]. Ainsi r&#233;sonne pour nous la derni&#232;re parole de la pi&#232;ce, une fois le petit personnage comme d&#233;finitivement r&#233;tam&#233;, gisant au sol, la neige venant peu &#224; peu le recouvrir. Et il dispara&#238;tra sans doute : &#171; Nous n'avons plus de tabac pour le calumet de la paix. Eh ! bien nous allons inaugurer une
nouvelle coutume. &#187; L'on reconna&#238;tra la fin du film de John Ford, &lt;i&gt;Les Cheyennes&lt;/i&gt;, ici recycl&#233;e pour dire, avec une dr&#244;lerie d&#233;cal&#233;e, que le combat n'est pas perdu, car l'invention de conditions neuves pour une paix est &#224; l'horizon. Une paix, ici : non pas du tout la fin de la lutte, mais le jeu qui consiste, dans cette lutte, &#224; &#171; seconder le monde &#187;. C'est-&#224;-dire &#224; chercher &#224; composer, f&#251;t-ce fugitivement, f&#251;t-ce en recommen&#231;ant sans cesse, avec &#171; le poids le plus lourd &#187;. Avec ces &#171; fant&#244;mes &#187;, avec cette poussi&#232;re impalpable dont chacun d'entre
nous est couvert, c'est-&#224;-dire avec les innombrables vies qui font, ont fait, feront l'histoire humaine. Dont nous sommes chacun un des innombrables grains anonymes. Chaque instant rejoue tout cela, c'est pourquoi les trente cinq minutes de &lt;i&gt;Prises / Reprises&lt;/i&gt; repr&#233;sentent, avec une &#233;nergie s&#232;che, &#233;lastique et compacte, tout &#224; la fois une infime seconde et des ab&#238;mes de temps. Et ouvrent sur cette sensation, troublante, vertigineuse. O&#249; il s'agit, tr&#232;s exactement,
de ce que Kafka, lui encore et toujours, d&#233;crit lumineusement par ces mots : &#171; Les diversit&#233;s qui se retournent diversement au sein des diversit&#233;s de cet unique instant dans lequel nous vivons. Et l'instant n'est toujours pas fini, voyez donc ! Loin, loin de toi se d&#233;roule l'histoire mondiale, l'histoire mondiale de ton &#226;me. &#187; [&lt;a href='#nb13' class='spip_note' rel='footnote' title='Franz Kafka, Ibid, p. 317-318.' id='nh13'&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Franz Kafka, in Pr&#233;paratifs de noce &#224; la campagne, Gallimard, coll. &#171; Folio &#187;, p. 54.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Ibid, p. 50.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] Samuel Beckett, &#171; Sans &#187;, in T&#234;tes mortes, &#201;ditions de Minuit, p. 77.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] M. Foucault, Dits et &#201;crits, tome 4, Gallimard, p. 47.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] Voir sur cette question l'essai de Georges Didi-Huberman, Atlas, Inquieta gaya ciencia, in le catalogue de l'exposition Atlas. Essai &#224; para&#238;tre prochainement en fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh6' id='nb6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;] Friedrich Nietzsche, Le gai savoir, in Oeuvres philosophique compl&#232;tes, tome V, Gallimard, p. 232. (pour tous les fragments cit&#233;s ci-dessus)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh7' id='nb7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='footnote'&gt;7&lt;/a&gt;] Franz Kafka, op.cit. p. 198.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh8' id='nb8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='footnote'&gt;8&lt;/a&gt;] Lucr&#232;ce, De natura rerum, livre IV.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh9' id='nb9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='footnote'&gt;9&lt;/a&gt;] Denis Mariotte, Renaud Golo, On pourrait croire &#224; ce qu'on voit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh10' id='nb10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='footnote'&gt;10&lt;/a&gt;] Franz Kafka, op.cit., p. 104.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh11' id='nb11' class='spip_note' title='Notes 11' rev='footnote'&gt;11&lt;/a&gt;] Franz Kafka, ibid, p. 57.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh12' id='nb12' class='spip_note' title='Notes 12' rev='footnote'&gt;12&lt;/a&gt;] Walter Benjamin, &#171; L'oeuvre d'art &#224; l'&#233;poque de sa reproductibilit&#233; technique &#187; (derni&#232;re version), in OEuvres III, Gallimard, coll. &#171; Folio &#187;, p.269-316.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh13' id='nb13' class='spip_note' title='Notes 13' rev='footnote'&gt;13&lt;/a&gt;] Franz Kafka, Ibid, p. 317-318.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>32. Le sacre des g&#233;n&#233;rations</title>
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		<dc:creator>Ind&#233;tendance - F Pautonnier</dc:creator>



		<description>Tout a commenc&#233; par une annonce dans le quotidien &#171; &#8201;La Provence&#8201; &#187;&#8201; : Thierry Thie&#251; Niang cherche des seniors pour des ateliers sur la danse. Pour Niang et sa compagnie, ce qui devait n'&#234;tre qu'un moment &#224; partager va se transformer en aventure au long cours. Et d&#233;boucher sur un ballet qui bouleverse le public&#8201; ! Apr&#232;s des mois de r&#233;p&#233;titions, les anciens se prennent au jeu. Ils aiment le &#171; &#8201;Bol&#233;ro&#8201; &#187; de Ravel et &#171; &#8201;Le sacre du printemps&#8201; &#187; de Stravinsky. Ce sera sur ce dernier que la cr&#233;ation prend forme. (...)

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&lt;a href="http://www.thierry-niang.fr/-Presse-" rel="directory"&gt;4. Presse&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Tout a commenc&#233; par une annonce dans le quotidien &#171; &#8201;La Provence&#8201; &#187;&#8201; : Thierry Thie&#251; Niang cherche des seniors pour des ateliers sur la danse. Pour Niang et sa compagnie, ce qui devait n'&#234;tre qu'un moment &#224; partager va se transformer en aventure au long cours.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Et d&#233;boucher sur un ballet qui bouleverse le public&#8201; ! Apr&#232;s des mois de r&#233;p&#233;titions, les anciens se prennent au jeu. Ils aiment le &#171; &#8201;Bol&#233;ro&#8201; &#187; de Ravel et &#171; &#8201;Le sacre du printemps&#8201; &#187; de Stravinsky. Ce sera sur ce dernier que la cr&#233;ation prend forme. &#171; &#8201;... Du printemps&#8201; !&#8201; &#187; est pr&#233;sent&#233; aux amis, &#224; la famille. Le Festival d'Avignon en a vent. Tout va vite alors cet &#233;t&#233; 2011 avec deux repr&#233;sentations &#224; guichets ferm&#233;s, quinze minutes d'ovation. Et la rumeur qui parle de chef-d'&#339;uvre. Sur sc&#232;ne, dans le sillage d'Alain, un amateur de marche et de danse, les seniors r&#233;unis entament une ronde durant les quarante minutes du &#171; &#8201;Sacre&#8201; &#187;, entrent et sortent de sc&#232;ne.
&lt;br /&gt;&#171; &#8201;La marche c'est un bon param&#232;tre de la lenteur ou de la vitesse&#8201; &#187;, dit Thierry Thie&#251; Niang. A ses yeux, elle raconte ce temps qui marque les corps. &#171; &#8201;Je pense &#224; une spirale de danse plut&#244;t qu'&#224; un cercle. Pour l'infini, le vertige.&#8201; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces Marseillais amateurs, rejoints parfois par des seniors de Valence, nous entra&#238;nent dans cette course &#233;perdue sans voyeurisme, sans mis&#233;rabilisme. Sur ces visages, fatigu&#233;s &#224; la fin du spectacle, se lit une joie de vivre. Et de danser. Leur engagement est tel qu'ils en oublient tout. Thierry Thie&#251; Niang raconte&#8201; : &#171; &#8201;Souvent lorsque l'on a &#233;t&#233; seins nus dans un spectacle, on pense &#224; un v&#234;tement de rechange pour le final. A Avignon, j'ai &#233;t&#233; d&#233;pass&#233;. J'avais deux des &#8220;mamies&#8221; qui se d&#233;shabillent pendant la repr&#233;sentation. Et pour les saluts elles sont venues seins nus sous les applaudissements de la foule&#8201; !&#8201; &#187; Il en rit encore. Patrice Ch&#233;reau a rejoint la &#171; &#8201;compagnie&#8201; &#187; pour y lire des passages des &#171; &#8201;Cahiers&#8201; &#187; de Nijinski qui chor&#233;graphia &#171; &#8201;Le sacre&#8201; &#187; en 1913. Avant de sombrer dans la folie. Il se dit que Louis Garrel ou Jacques Gamblin seront en alternance de la partie. Ce &#171; &#8201;&#8230; Printemps&#8201; &#187; n'a pas fini de refleurir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Philippe Noisette - Paris Match - 30 avril 2012&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.parismatch.com/Culture-Match/Theatre/Actu/Le-sacre-des-generations-393068/" class="spip_out"&gt;Retrouvez cet article sur Parismatch.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>31. Entretien avec Thierry Thie&#251; Niang</title>
		<link>http://www.thierry-niang.fr/Entretien-avec-Thierry-Thieu-Niang</link>
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		<dc:date>2012-04-07T16:58:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Ind&#233;tendance - F Pautonnier</dc:creator>


		<dc:subject>Actualit&#233;s</dc:subject>

		<description>Collaborateur de Patrice Ch&#233;reau sur La douleur et La nuit juste avant les for&#234;ts, Thierry Thie&#251; Niang est danseur et chor&#233;graphe. Il s'&#233;carte, dans son travail, d'une certaine norme en allant vers les corps de ceux qui sont emp&#234;ch&#233;s, pour leur r&#233;v&#233;ler un potentiel artistique, par del&#224; leur diff&#233;rence. En quoi ce travail influe-t-il son regard sur les textes de th&#233;&#226;tre et les op&#233;ras ? Fragil : Vous vous int&#233;ressez, dans votre travail de chor&#233;graphe, &#224; tous ceux qui sont priv&#233;s de mouvement, malades ou (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Collaborateur de Patrice Ch&#233;reau sur &lt;a href=&quot;http://www.fragil.org/focus/1046&quot; title=&quot;Consulter l'article sur le site Fragil.org&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La douleur&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.fragil.org/focus/1887&quot; title=&quot;Consulter l'article sur le site Fragil.org&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La nuit juste avant les for&#234;ts&lt;/a&gt;, Thierry Thie&#251; Niang est danseur et chor&#233;graphe. Il s'&#233;carte, dans son travail, d'une certaine norme en allant vers les corps de ceux qui sont emp&#234;ch&#233;s, pour leur r&#233;v&#233;ler un potentiel artistique, par del&#224; leur diff&#233;rence. En quoi ce travail influe-t-il son regard sur les textes de th&#233;&#226;tre et les op&#233;ras ?&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fragil : Vous vous int&#233;ressez, dans votre travail de chor&#233;graphe, &#224; tous ceux qui sont priv&#233;s de mouvement, malades ou prisonniers. D'o&#249; vous vient une telle fascination et que vous apporte cette diversit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;T-N :&lt;/strong&gt; Ce n'est pas de la fascination. Dans mon m&#233;tier de danseur, il y a eu un moment o&#249; je m'ennuyais un peu parmi des corps semblables au mien, soucieux de technique et de performance, et pour qui la conscience de l'espace ne pose aucun probl&#232;me. Je suis touch&#233; depuis toujours par les mouvements des enfants et des personnes &#226;g&#233;es, mais aussi de tous ceux qui sont emp&#234;ch&#233;s. J'ai anim&#233;, dans le cadre d'une r&#233;sidence d'artistes, un atelier dans un h&#244;pital psychiatrique, o&#249; les malades suivaient des traitements tr&#232;s lourds. Il s'agissait, de cr&#233;er, dans ces corps chaotiques et tout en prenant en compte leur fatigue, des mouvements po&#233;tiques, et de r&#233;v&#233;ler un potentiel artistique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fragil : Vous vous &#234;tes immerg&#233; dans le quotidien d'adolescents autistes pour construire un spectacle avec Marie Depleschin et Benjamin Dup&#233;. Quel souvenir gardez vous de cette exp&#233;rience ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;T-N :&lt;/strong&gt; Pour Marie et moi, le lien a &#233;t&#233; tr&#232;s fort, et nous avons &#233;t&#233; longtemps berc&#233;s de l'&#233;cho de ces adolescents. Une vraie relation s'est construite entre ces enfants et moi, qui me reconnaissaient dans le mouvement. Quand ils me voyaient, ils enlevaient leurs chaussures, montaient sur mon dos. Ils ont tous une appr&#233;hension du monde singuli&#232;re et diff&#233;rente, et &#233;prouvent de grandes difficult&#233;s &#224; descendre du leur. Et pourtant, je les ai vus rire et leurs parents en pleuraient. C'est &#224; l'endroit du corps que les choses peuvent se d&#233;nouer. Le seul mot d'un enfant qui ne parlait pas a &#233;t&#233; &#171; Danse &#187;. Dans le spectacle &#171; Au bois dormant &#187;, Marie Depleschin compare ces jeunes autistes &#224; des enfants endormis, &#224; qui l'on aurait jet&#233; un sort, comme dans les contes. A leur &#233;veil, la premi&#232;re chose qui s'affirme avant la parole, c'est le rire. J'ai constat&#233; une m&#234;me ouverture chez tous ceux qui sont emp&#234;ch&#233;s de parole ou de mouvement. Un prisonnier, qui a particip&#233; &#224; de tels ateliers durant son incarc&#233;ration, a voulu travailler dans un milieu artistique, en retrouvant sa libert&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fragil : Vous avez collabor&#233; avec Patrice Ch&#233;reau sur des textes de Duras, Kolt&#232;s et John Fosse, et sur un op&#233;ra de Janacek inspir&#233; de Dosto&#239;evski &#171; De la maison des morts &#187;. Que repr&#233;sente pour vous ce metteur en sc&#232;ne et de quelle mani&#232;re avez-vous articul&#233; ce travail commun ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;T-N :&lt;/strong&gt; Je connaissais Patrice Ch&#233;reau comme metteur en sc&#232;ne mythique, principalement &#224; travers ses films, et en particulier &lt;strong&gt;La reine Margot&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Ceux qui m'aiment prendront le train&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Intimit&#233;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Son fr&#232;re&lt;/strong&gt;. Il repr&#233;sente aussi pour moi des compagnonnages avec Kolt&#232;s, avec Herv&#233; Guibert, et cette formidable exp&#233;rience au th&#233;&#226;tre des Amandiers de Nanterre, avec des acteurs de ma g&#233;n&#233;ration, comme Vincent Perez ou Val&#233;ria Bruni-Tedeschi. Il sait comme personne exalter les corps, et ne m'a pas attendu pour les faire bouger. En 2005, Patrice Ch&#233;reau a eu besoin de moi pour travailler sur la question du collectif, et sur ce que font les chanteurs quand ils ne chantent pas, pour sa mise en sc&#232;ne de &lt;strong&gt;Cosi Fan Tutte&lt;/strong&gt; de Mozart au Festival d'Aix en Provence. Ce fut notre premi&#232;re collaboration. Lorsque nous avons mont&#233; &#171; La douleur &#187;, Patrice m'a laiss&#233; travailler des heures avec Dominique Blanc, sur les silences, les rapports entre le corps et l'objet, le corps et l'espace, les mouvements qui s'&#233;chappent. Il y a, dans notre travail commun, un aller et retour entre nos regards. Nous discutons beaucoup. Il dit non &#224; beaucoup de choses, c'est parfois pour dire oui plus tard, mais c'est vraiment un &#233;change. Il est comme un chef d'orchestre, qui a besoin d'entendre chaque pupitre, pour d&#233;cider ensuite de ce qu'il veut faire. Nous avons trouv&#233; un point d'orgue dans &lt;strong&gt;I am the wind&lt;/strong&gt; de Jon Fosse, &#224; Avignon en 2011, dans les silences, les non dits et les corps &#224; corps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fragil : J'ai &#233;t&#233; tr&#232;s marqu&#233; par ces corps convuls&#233;s de prisonniers, &#233;tendus sur des lits, au troisi&#232;me acte de &#171; De la maison des morts &#187;. Quelles traces ce spectacle vous a-t-il laiss&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;T-N :&lt;/strong&gt; Ce travail sur la prison &#233;tait reli&#233; pour moi avec les ateliers que je m&#232;ne avec des prisonniers, qui aujourd'hui dansent. Mais cet enfermement d&#233;passe l'univers carc&#233;ral. C'est aussi, selon moi, l'&#233;tat de notre monde aujourd'hui, dans les bureaux, dans les salles de classe. La trace de ce spectacle, c'est une vigilance renforc&#233;e &#224; ne pas m'enfermer avec des gens de mon milieu ou de mon pays. Avec les ann&#233;es, je parviens d&#233;sormais &#224; mettre la bonne distance, en abordant de telles sc&#232;nes, et d'en faire des choses tr&#232;s concr&#232;tes. Je reviens du Br&#233;sil, o&#249; j'ai &#233;t&#233; t&#233;moin d'une extr&#234;me pauvret&#233; dans des favelas. J'ai vu une fille m&#232;re de 12 ans, et m&#234;me plusieurs. J'ai &#233;t&#233; tr&#232;s &#233;mu mais l&#224; aussi, j'essaie de garder une distance. Je suis de passage, ne retiens jamais les choses et n'ai pas de nostalgie. Je m'efforce d'&#234;tre pr&#233;sent tout le temps, dans ce que j'entreprends et dans mes relations. Il me reste aussi des moments dr&#244;les de r&#233;p&#233;titions, quand on cherche, parce que m&#234;me sur Janacek, je ne travaille pas dans la souffrance. Il n'y a rien de priv&#233; dans mes spectacles, mais de l'intime, une forme d'intime universel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fragil : De quelle mani&#232;re abordez-vous un op&#233;ra ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;T-N :&lt;/strong&gt; Le soir de la premi&#232;re de &lt;strong&gt;Cosi fan tutte&lt;/strong&gt;, Patrice Ch&#233;reau m'a propos&#233; &lt;strong&gt;De la maison des morts&lt;/strong&gt;, qui pose la question des corps dans une prison. J'ai &#233;galement mis en sc&#232;ne un op&#233;ra contemporain en 2010 &#224; Aix en Provence. Il s'agit de &lt;strong&gt;Un retour&lt;/strong&gt; de Oscar Strasnoy, l'histoire d'un homme de 50 ans qui revient en Argentine. C'est une &#339;uvre sur l'exil, la s&#233;paration et la m&#233;moire. Je ne suis pas musicien aussi, je fais confiance au chef, et je m'accroche au texte et aux corps des chanteurs. Je n'ai pas envie d'illustrer ou de surajouter des choses qui existent d&#233;j&#224;. Pour moi, l'op&#233;ra est un exercice nouveau, int&#233;ressant mais fastidieux, puisque la dur&#233;e est inscrite dans la partition. J'aime particuli&#232;rement Berg et Janacek. Je suis encore toutefois un &#233;l&#232;ve dans ce domaine, et j'apprends encore. Je n'ai jamais mis en sc&#232;ne de th&#233;&#226;tre, seul, mais j'en ai tr&#232;s envie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fragil : &#171; La douleur &#187; et &#171; La nuit juste avant les for&#234;ts &#187; sont des monologues. La direction d'un seul acteur engendre-t-elle des difficult&#233;s particuli&#232;res ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;T-N :&lt;/strong&gt; Je peux travailler avec 30 ou avec une seule personne, ma d&#233;marche est la m&#234;me. J'essaie de voir ce qui se passe dans les corps. C'est moi qui ai propos&#233; La douleur &#224; Patrice Ch&#233;reau et &#224; Dominique Blanc. Ce n'est pas un texte de th&#233;&#226;tre mais ils ont tous deux &#233;t&#233; boulevers&#233;s. Dans le cas du texte de Kolt&#232;s, Romain Duris n'avait jamais fait de th&#233;&#226;tre et &lt;strong&gt;La nuit juste avant les for&#234;ts&lt;/strong&gt; &#233;tait l'une des seules pi&#232;ces de l'auteur que Patrice n'avait jamais mis en sc&#232;ne. A l'&#233;poque de sa parution, en 1977, il ne la comprenait pas. Chacun des interpr&#232;tes s'est montr&#233; disponible. &lt;strong&gt;Au bois dormant&lt;/strong&gt; a &#233;t&#233; le premier solo de danseur de ma carri&#232;re, o&#249; je d&#233;pla&#231;ais la danse chaotique des enfants autistes dans une &#233;criture chor&#233;graphique. J'ai &#233;t&#233; int&#233;ress&#233; de retrouver un corps seul, portant une parole, dans ces deux monologues.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fragil : L'an pass&#233;, vous avez dirig&#233; un collectif de seniors, de 60 &#224; 87 ans, autour du &#171; Sacre du Printemps &#187; de Stravinski. Comment pr&#233;senteriez vous ce spectacle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;T-N :&lt;/strong&gt; Au d&#233;part, il s'agissait d'un atelier, autour du temps et de l'art. Comment ces gens avaient-ils travers&#233; l'histoire des arts et l'histoire mondiale ? Comment une &#339;uvre d'art &#233;tait-elle venue changer quelque chose dans leurs vies ? J'ai mis en relation l'histoire de la danse avec leur date de naissance, avec pour r&#233;sultat quelques correspondances &#233;mouvantes. Nous avons &#233;voqu&#233; les ballets russes, avons &#233;cout&#233; &lt;strong&gt;Le Sacre du Printemps&lt;/strong&gt;. Un homme de 69 ans qui faisait des marathons s'est mis &#224; cavaler sur le plateau. Un mouvement spontan&#233; du groupe autour de la question du cercle, et du temps qui passe, a pris forme. Ils &#233;taient tous l&#224;, &#224; bondir sur &lt;strong&gt;Le Sacre du Printemps&lt;/strong&gt;. Cet atelier est devenu un spectacle, pr&#233;par&#233; durant un an avec des amateurs, et pr&#233;sent&#233; l'an pass&#233; au festival d'Avignon. Il y a eu une v&#233;ritable ovation. Une tourn&#233;e en est pr&#233;vue jusqu'en juin 2013, avec des repr&#233;sentations au th&#233;&#226;tre de la ville &#224; Paris, du 9 au 20 septembre, et &#224; la biennale de Lyon, du 27 au 29 septembre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fragil : Quels sont les projets qui vous tiennent &#224; c&#339;ur ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;T-N :&lt;/strong&gt; Je pars en avril au Burkina Faso, travailler sur &lt;strong&gt;Un barrage contre le pacifique&lt;/strong&gt; de Marguerite Duras, l'un des &#233;crivains pr&#233;f&#233;r&#233;s de toute ma vie, avec une compagnie de th&#233;&#226;tre. Je suis impatient de voir comment cette &#233;criture blanche, coloniale, cette &#233;criture de la lenteur, de l'absence et du d&#233;sir, r&#233;sonnera-t-elle en Afrique. Je partirai ensuite en tourn&#233;e avec les personnes &#226;g&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fragil : Quel est l'id&#233;al que vous cherchez &#224; atteindre en tant qu'artiste ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;T-N :&lt;/strong&gt; J'aimerais que l'art fasse partie de la vie de tous, &#224; l'&#233;cole, dans les maisons, dans les prisons, pour ouvrir sur le sens et sur la libert&#233;, et que tout citoyen soit consid&#233;r&#233; comme un artiste du monde... mais aussi que tout artiste soit un bon citoyen du monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Propos recueillis par Christophe Gervot - Fragil.org - 06 avril 2012&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.fragil.org/focus/1913" class="spip_out"&gt;Retrouvez cet entretien sur Fragil.org&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>3. Personne(s)</title>
		<link>http://www.thierry-niang.fr/Personne-s</link>
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		<dc:date>2012-03-27T15:57:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ind&#233;tendance - F Pautonnier</dc:creator>



		<description>Ateliers de cr&#233;ation avec vingt participants de trois g&#233;n&#233;rations d'habitants du quartier des Marolles Chantier de cr&#233;ation : men&#233; par Thierry Thie&#251; Niang Avec : Bastien Lef&#232;vre, Maxime Noyon et Reynaldo Ramperssad

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&lt;a href="http://www.thierry-niang.fr/-Calendrier-" rel="directory"&gt;1. Calendrier&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ateliers de cr&#233;ation avec vingt participants de trois g&#233;n&#233;rations d'habitants du quartier des Marolles
&lt;br /&gt;Chantier de cr&#233;ation : men&#233; par Thierry Thie&#251; Niang&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec : Bastien Lef&#232;vre, Maxime Noyon et Reynaldo Ramperssad&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>6. Ateliers au centre de d&#233;tention des Baumettes &#224; Marseille</title>
		<link>http://www.thierry-niang.fr/Dedans-Dehors</link>
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		<dc:date>2012-03-27T15:43:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ind&#233;tendance - F Pautonnier</dc:creator>



		<description>Par : Thierry Thie&#251; Niang et Lieux fictifs

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&lt;a href="http://www.thierry-niang.fr/-Calendrier-" rel="directory"&gt;1. Calendrier&lt;/a&gt;


		</description>


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	</item>
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		<title>9. Le bel &#226;ge</title>
		<link>http://www.thierry-niang.fr/Residence-Ateliers-Le-bel-age</link>
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		<dc:date>2012-03-27T15:39:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ind&#233;tendance - F Pautonnier</dc:creator>



		<description>Ateliers avec les seniors de Marseille et Valence Par : Thierry Thie&#251; Niang

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&lt;a href="http://www.thierry-niang.fr/-Calendrier-" rel="directory"&gt;1. Calendrier&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ateliers avec les seniors de Marseille et Valence&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par : Thierry Thie&#251; Niang&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>1. Les tribunes : En un mot je r&#234;ve - L'art comme exception - Une femme est une femme</title>
		<link>http://www.thierry-niang.fr/La-tribune-numero-2-En-un-mot-je</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.thierry-niang.fr/La-tribune-numero-2-En-un-mot-je</guid>
		<dc:date>2012-03-27T15:09:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ind&#233;tendance - F Pautonnier</dc:creator>



		<description>Collectif artistique de la Com&#233;die de Valence Avec : Ang&#233;lique Clairand, Norah Krief, Guesh Patti, Catherine Nicolas, Ariane Ascaride, Maria de Medeiros, Pio Marma&#239;, Richard Brunel, Olivier Balazuc, Eric Mass&#233;, Lancelot Hamelin et Thierry Thi&#234;u Niang

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&lt;a href="http://www.thierry-niang.fr/-Calendrier-" rel="directory"&gt;1. Calendrier&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Collectif artistique de la Com&#233;die de Valence&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec : Ang&#233;lique Clairand, Norah Krief, Guesh Patti, Catherine Nicolas, Ariane Ascaride, Maria de Medeiros, Pio Marma&#239;, Richard Brunel, Olivier Balazuc, Eric Mass&#233;, Lancelot Hamelin et Thierry Thi&#234;u Niang&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>7. ...du printemps !</title>
		<link>http://www.thierry-niang.fr/Le-Bel-Age</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.thierry-niang.fr/Le-Bel-Age</guid>
		<dc:date>2012-03-27T14:46:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Ind&#233;tendance - F Pautonnier</dc:creator>



		<description>Pi&#232;ce chor&#233;graphique de : Jean Pierre Moul&#232;res et Thierry Thie&#251; Niang Dans&#233;e par vingt cinq seniors de Marseille et Valence Musique : &#171; Le sacre du printemps &#187; de Igor Stravinski Un documentaire de Denis Sneguirev et Philippe Chevallier - Bel Air production et Arte - est en cours de tournage jusqu'en d&#233;cembre 2012. Diffusion mars 2013. En tourn&#233;e &#224; l'automne au Th&#233;&#226;tre de la Ville &#224; Paris, &#224; la Biennale de la Danse &#224; Lyon et &#224; la Sc&#232;ne nationale de (...)

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&lt;a href="http://www.thierry-niang.fr/-Calendrier-" rel="directory"&gt;1. Calendrier&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pi&#232;ce chor&#233;graphique de : Jean Pierre Moul&#232;res et Thierry Thie&#251; Niang &lt;br /&gt;Dans&#233;e par vingt cinq seniors de Marseille et Valence&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Musique : &#171; Le sacre du printemps &#187; de Igor Stravinski&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un documentaire de Denis Sneguirev et Philippe Chevallier - Bel Air production et Arte - est en cours de tournage jusqu'en d&#233;cembre 2012. Diffusion mars 2013.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;En tourn&#233;e &#224; l'automne au Th&#233;&#226;tre de la Ville &#224; Paris, &#224; la Biennale de la Danse &#224; Lyon et &#224; la Sc&#232;ne nationale de Cavaillon.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>15. Soir&#233;e Ravel et Satie</title>
		<link>http://www.thierry-niang.fr/Soiree-Ravel-et-Satie</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.thierry-niang.fr/Soiree-Ravel-et-Satie</guid>
		<dc:date>2012-03-27T12:30:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ind&#233;tendance - F Pautonnier</dc:creator>



		<description>Avec : l'Acad&#233;mie europ&#233;enne de musique et de chant, Alexandre Tharaud et le Trio Dali Mise en espace de : Thierry Thie&#251; Niang

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&lt;a href="http://www.thierry-niang.fr/-Calendrier-" rel="directory"&gt;1. Calendrier&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec : l'Acad&#233;mie europ&#233;enne de musique et de chant, Alexandre Tharaud et le Trio Dali
&lt;br /&gt;Mise en espace de : Thierry Thie&#251; Niang&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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