Le peintre Vieux Niang et le danseur Thierry Thieû Niang

En écho au fleuve Sénégal

Le peintre Vieux Niang et Thierry Thieû Niang

Photo : Hervé Kielwasser

Voir la création

De la toile du peintre au mouvement du chorégraphe : Vieux Niang et Thierry Thieû Niang se répondent parmi les œuvres du premier exposées au Lézard, à Colmar. Avec un groupe d’amateurs de 8 à 72 ans, le chorégraphe imagine une résonance dansée pour célébrer les vibrations du fleuve Sénégal, samedi 6 décembre.

Ils partagent le même patronyme. Sans avoir aucun lien de famille. Vieux Niang, peintre franco-sénégalais installé à Colmar, et Thierry Thieû Niang, chorégraphe formé à Strasbourg, racontent la jolie histoire qui les unit.
Une lettre adressée au père de Thierry, Birahim, arrive chez Vieux. « Je pensais être le seul Niang de Colmar », s’amuse le peintre. Après des recherches, il finit par retrouver Birahim, fils d’un tirailleur sénégalais et d’une mère vietnamienne. C’était il y a vingt ans.
Dans la maison de son père, Thierry Thieû Niang découvre les peintures de Vieux Niang. « Mon père trouvait un lien avec le Sénégal où il n’a jamais vécu. Cela l’a changé », indique le chorégraphe.

La pulsation de la couleur, l’énergie de la danse

Depuis cinq ans qu’ils se connaissent, les artistes ont maintes fois imaginé croiser leurs pratiques. Thierry Thieû Niang est familier de ces projets transversaux qui relient la danse au théâtre, la musique, les arts visuels, etc. On se souvient du film si bouleversant de Valeria Bruni Tedeschi autour de Blanche, une jeune fille de 90 ans atteinte de la maladie d’Alzheimer qui tombe amoureuse de son prof de danse... Thierry Thieû Niang.
C’est autour de l’exposition « Olel Mayo, l’écho du fleuve » actuellement visible au Lézard à Colmar que les planètes se sont alignées. Dans les toiles de Vieux Niang, la couleur pulse. Il peint dans sa tête, les gestes ouverts à l’imprévu, directs et émotionnels. Le fleuve Sénégal au bord duquel il a grandi influe et reflue dans « Olel Mayo ». La danse de Thierry Thieû Niang va pareillement circuler d’un corps à l’autre.
Avec une dizaine d’amateurs de trois générations, il crée une performance unique parmi les tableaux. « Ramener des corps occidentaux et que l’on a pas l’habitude de voir danser dans l’univers pictural de Vieux, c’est ramener notre humanité », souligne le chorégraphe.

Trois générations

L’énergie passe d’un corps à l’autre, les gestes vont s’échanger dans un mouvement continu. De duo en trio, la chorégraphie se déploie d’une salle à l’autre, ourlée de la poésie picturale. Un paysage se dessine, né à partir d’improvisations. Comme chez Lewis Carroll, les interprètes amateurs vont traverser le miroir - ici une toile - et franchir symboliquement le fleuve Sénégal. Sur une musique du pianiste afro-américain Julius Eastman et une chanson de la très perchée Angel Bat Dawid.
De la collaboration avec la cinéaste Alice Diop qui revisite la figure de la femme noire dans l’histoire de l’art pour Le Voyage de la Vénus noire à la connexion avec l’art de Vieux Niang, une transmission du Sénégal imprègne Thierry Thieû Niang. L’appel du fleuve, des origines.

Veneranda Paladino - Les Dernières Nouvelles d’Alsace - 3 décembre 2025

Représentations & évènements à venir

12 avril 2026 à 16h00

Lucia di Lammermoor

Nantes

14 avril 2026 15 avril 2026 à 20H00

Lucia di Lammermoor

Nantes

15 avril 2026 16 avril 2026

Les Suppliques

Cachan

17 avril 2026 à 20h00

Lucia di Lammermoor

Nantes

23 avril 2026

Les Âmes errantes

Caraquet (NB) - Canada

27 avril 2026 29 avril 2026

Les Suppliques

Gap

8 mai 2026 15 mai 2026

Le Voyage de la Vénus noire

Bruxelles

18 mai 2026 21 mai 2026

Le Voyage de la Vénus noire

Vienne - Autriche

23 mai 2026 à 14h00

1 km de danse 2026

Canal de l’Ourcq - Pantin