Thierry Thieû Niang Danses d’aujourd’hui

François Rancillac

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Un théâtre où le passé s’entremet avec le présent, le regret avec le désir, les morts avec les vivants - souvent les fantômes sont ici bien plus vifs que ces hommes et femmes qui semblent surtout patauger à coté d’eux-mêmes et de leurs possibles.

Cela fait mal mais ce n’est pas une raison pour se plaindre. On a sa pudeur, et il y a tellement plus tragique autour de soi. Alors puisqu’il faut bien tenir, on s’arrange avec sa souffrance, on négocie avec sa lucidité, on se ment, on se raconte des histoires qu’on finit par croire soi- même - cela évite les maux d’estomac !

Et puis survient une catastrophe ou un infime grain de sable enraye le roulis comme un geste de trop ; et sautent les béquilles et les arrangements ; tombent les masques et s’effondrent les murs et les décors de façade.

Alors commence un théâtre autre ; celui de la vie bouleversante, où tout est remis en question, où tout nouveau est possible. Là aussi ça fait mal, mais c’est autrement plus vivant.

Juste cet air de rien ; juste ce besoin de consolation semble-t-il impossible à rassasiera qui nous taraude tous, face au manque, à la perte et l’âpreté du monde.

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