Paroles
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Comme des tourbillons de poussières soulevés par le vent qui passe, les vivants tournent sur eux-mêmes, suspendus au grand souffle de la vie. Ils sont donc relativement stables, et contrefont même si bien l’immobilité que nous les traitons, comme des « choses » plutôt que comme des « progrès », oubliant que la permanence même de leur forme n’est que le dessin d’un mouvement. Parfois cependant se matérialise à nos yeux, dans une fugitive apparition, le souffle invisible que les porte. (...) Il nous laisse (...) Lire la suite
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Intimate and personal
It is a question of measuring your body, or someone else’s body.
All versions are valid, including the following.
The measuring may be done with a single person or with many at the same time, without discrimination of any sort. It may be done also one person measuring another, in pairs or in a sequence where the first person measures the second, then the second person measures the third, and so on. It may be done , nude or with clothes, standing up or lying down, in any position and (...) Lire la suite
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(...) Tu sais ; oui toujours quand je suis sur une colline et que je regarde une ville ; c’est vrai, alors je regarde les maisons les unes après les autres et je pense que les gens qui sont maintenant dans les maisons qui y habitent maintenant qui y travaillent maintenant ; oui dans quelques années seulement aucun d’eux ne sera là dans pas si longtemps ; ils auront tous disparu et d’autres gens seront là dans les maisons dans les rues et petit à petit les gens seront remplacés par d’autres gens ; (...) Lire la suite
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Franchir
Faits et gestes
« C’est ce qui échappe aux mots que les mots doivent dire. » Nathalie Sarraute
C. la contemplatrice.
La lenteur. Le dedans et le dehors. L’ironie et la rêverie.
Elle, c’est C.
Sa bouche collée à la fenêtre.
Être dedans, là dans l’espace et en même temps donner à voir, à toucher le dehors : le jardin, le ciel à l’orage.
Un fauteuil en mousse colorée est le lien, le lieu de la rencontre.
On y cache une main, un pied ; on le fait basculer. On y bascule.
Toujours son regard va de (...) Lire la suite
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Au bois dormant
Madame, Monsieur, quand j’allais à l’hôpital psychiatrique de Maison Blanche, quand je traversais le grand parc sous les arbres immenses, sur le tapis des feuilles d’automne, quand je marchais jusqu’au pavillon 46 qui était un pavillon fermé, je constatais que j’en étais arrivée de vivre de ma marche, de mes trajets d’un endroit à un autre, et que j’avais perdu la faculté de penser. Je marchais à cette époque du matin au soir, ou je travaillais, ou je faisais ce que j’avais à faire, mais je ne pensais pas, c’était impossible, je ne savais plus penser, ni quoi, ni comment. Lire la suite
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« Il faut organiser le pessimisme ! » disait Walter Benjamin. Travailler donc à faire surgir les forces diagonales résistantes, sources de moment inestimables qui survivent à l’oubli, ces voix qui du fond des temps nous font signe. Travailler notre pessimisme et nos peurs et ainsi échapper à celle ambiante qui nous écrase et nous rend impuissants, tristes et fourbus. Une forme légère, souple et mobile capable de prendre la tangente, de pratiquer l’esquive et que voulons inqualifiable car nous aimons (...) Lire la suite
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Ce que nous allons partager est bien une expérience. Aussi seul que tout le monde. Aussi peuplé.
Une expérience au sens que Foucault a donné à ce terme :
Une expérience est quelque chose que l’on fait tout seul, mais que l’on ne peut faire pleinement que dans la mesure où elle échappera à la pure subjectivité et où d’autres pourront la reprendre, la croiser et la retrouver.
Un « nous » est produit ; ce qui restitue à chacun l’écoulement disparate et disparaissant de sa vie, de toute vie sous la forme d’une expérience de quelque chose de consistant en somme, même faiblement ; et ce réel toujours à (...) Lire la suite
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Je crois en la capacité de chacun, de l’endroit où il se trouve, d’œuvrer à un mieux-être ensemble. Pour ce faire, cela demande un engagement de tout son être dans la bataille. Par la pratique, l’expérience de la scène, se confronter à soi-même. Appréhender par l’imagination l’opacité de notre monde. Préserver des espaces de ralentissement. Éprouver des processus. Expérimenter. Essayer. Mettre le sensible au cœur de tous les (...) Lire la suite
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... Du printemps !
« Les choses sont ce qu’elles sont parce qu’elles étaient ce qu’elles étaient... »
Hubert Reeves
Le nom de la danse, c’est « ... du printemps »" et c’est comme on dirait du pain, de l’eau, de l’air et de l’amour !
« du printemps ! » et l’on pense éveil, ménage, équinoxe, sacre.
Sacre, Stravinski qui, il y a bientôt un siècle, nous apportait, par ces tableaux de la Russie païenne en deux parties, des nouvelles du grand chantier primitif. Une musique matière, une musique corps, constamment neuve, réjouissante (...) Lire la suite
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Le courage, c’est aller à l’idéal et comprendre le réel
Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces ; c’est de garder dans les lassitudes inévitables l’habitude du travail et de l’action. Le courage dans le désordre infini de la vie qui nous sollicite de toutes parts, c’est de choisir un métier et de le bien faire, quel qu’il soit (…) c’est d’accepter et de comprendre cette loi de la spécialisation du travail qui est la condition de l’action utile et cependant de ménager à son regard, à son esprit, quelques échappées (...) Lire la suite