-
Le chorégraphe Thierry Thieû Niang anime depuis la rentrée un atelier dans une classe de nouveaux arrivants, au collège Alfred-Sisley de L’Île-Saint-Denis. Un programme de résidence d’artistes qui permet à de jeunes non francophones de s’exprimer.
« Tu te laisses tomber, il te ramasse, tu lui fais confiance… C’est bien, Emerson, les mains au mur, ce que tu trouves là, c’est beau… Maintenant, on travaille en miroir à deux, on fait les mêmes gestes, on n’est pas pareil mais quelque chose nous relie… Liza, sois forte face à Larbi… Changez de partenaire, parfois on n’invente plus lorsqu’on est trop longtemps avec le même. Surprenez-vous, surprenez-nous, voyagez, mélangez-vous… J’aime beaucoup ce que vous proposez aujourd’hui, comment vous bougez, comment vous occupez l’espace… »
Lire la suite
-
Initiée par la Sound Musical School, centre culturel de la Savine, et portée par le Festival d’Aix-en-Provence, la création musicale Boras autour des berceuses comoriennes s’apprête s’exporter à Londres pour une représentation au cœur du London Symphony Orchestra.
Quelque part dans les montagnes luxuriantes de Grande Comore, non loin peut-être du volcan Karthala, une grand-mère fredonnait une berceuse. Sa chanson racontait l’histoire du coup d’état survenu au lendemain de l’indépendance des Comores puis l’emprisonnement des hommes sur l’île d’Anjouan. Mélancolique, elle chantait « ne pleure pas mon enfant car la vie te sourira, ils reviendront et sur la grande place, nous les verrons de nouveau ».
Lire la suite
-
La file d’attente est longue ce soir au théâtre de Cavaillon, car placement libre.
Nous sommes dans une posture d’équité pour trouver chacun notre place. Et sur scène, chaque danseur amateur de Marseille, Valence, et Cavaillon, va t-il trouver sa place ?...
Du noir, va naître la lumière auréolée autour de la silhouette de sexagénaire, Patrice Chéreau. D’une voix opaque, il va lire ou réciter un extrait des cahiers de Nijinski.
Lire la suite
-
2013 sera l’année du Sacre du printemps, centenaire de la création du plus célèbre ballet de Nijinski oblige... Deux artistes, l’un chorégraphe, Thierry Thieû Niang, et l’autre, Roger Bernât, belgo-catalan concepteur de spectacles participatifs, font aujourd’hui de cette pièce une aventure hors normes où les amateurs sont au cœur de l’histoire.
Lire la suite
-
Les pratiques artistiques ont de belles dérives. Au départ, naquit un simple atelier, à double origine : la pièce chorégraphique Kontakthof (ses « danseurs » sont des amateurs de plus de 65 ans) de Pina Bausch était présentée à Marseille ; et le chorégraphe Thierry Thieû Niang, qui débutait une résidence au Théâtre du Merlan, à Marseille, fut sollicité, par Jean-Pierre Moulères, chargé des relations avec les publics dans cette institution, pour ouvrir, en marge de Kontakthof, un atelier du spectateur destiné à des seniors, évidemment vierges de toute pratique chorégraphique. Une trentaine d’entre eux, intéressés par l’annonce parue dans La Provence, répondit présent, et si vivement que cet atelier aura duré sept années à raison de trois jours par mois. Une focalisation originelle sur Pina Bausch et sa chorégraphie du Sacre du printemps déclencha le travail. Lors de la première séance, Thierry Thieû-Niang ne leur imposa qu’une consigne : improviser durant toute la première partie du ballet stravinskien sans sortir de l’ère de jeu. D’emblée, l’idée de cercle et de giration s’imposa. L’an passé, le fruit de cet atelier fut présenté, in extremis, dans le Festival d’Avignon, dont la programmation était bouclée depuis longtemps, et y reçut un accueil triomphal. Un spectacle singulier, à nul autre pareil et aucunement duplicable, était né. Après avoir été présenté à La Comédie de Valence – centre dramatique national de Drôme-Ardèche, il est donné au Théâtre de la Ville, à Paris, avant d’être invité par la Biennale de la Danse de Lyon (les 27, 28 et 29 septembre, au Théâtre national populaire, à Villeurbanne).
Lire la suite
-
Nijinski revisité par une troupe de danseurs de 60 à 90 ans, sous le parrainage de Patrice Chéreau
La vulnérabilité et l’obstination des danseurs font écho au besoin de sentiments crié par Nijinski.
Lire la suite
-
Tournez jeunesse !
Le chorégraphe Thierry Thieû Niang nous présente le résultat d’un atelier de sept ans. Ils sont vingt-cinq séniors à nous donner leur interprétation du ballet qui fit scandale : Le sacre du printemps. Ce n’est pas la première fois que Thierry Thieû Niang travaille avec des amateurs. Sorti du monde de la danse et des chorégraphes professionnels contemporains, il mène des projets avec des adolescents, des personnes autistes ou mélange les générations. Si l’atelier commencé il y a sept ans, il ne s’attendait pas à donner le jour à un spectacle sur les planches du théâtre de la ville, Thierry Thieû Niang y voit un questionnement social. Replacer les seniors sur la scène permet de leur redonner une place dans la société et dans le monde de l’art en témoignant de leur créativité tout aussi active, que celle des plus jeunes. Il exprime un beau message, conscient de la réalité de notre société à la population vieillissante et où l’activité des seniors pose un certain nombre de question.
Lire la suite
-
Le texte original est de Pierre Guyotat. La mise en scène du chorégraphe Thierry Thieû Niang. La voix, celle qui remplit seule l’espace vide de la scène, de Patrice Chéreau. Rejouée au Théâtre de la Ville du 13 au 17 septembre 2012 après un passage à Avignon et à l’Odéon, « Coma » est une œuvre étrange : à la fois pleine et déserte, tendue et lâche, brulante et glacée. Portée par l’interprétation de Patrice Chéreau (ici dans son rôle d’acteur soliste et non de cinéaste ou de dramaturge) et la mise en scène épurée de Thierry Thieû Niang, « Coma » marque de son empreinte, durablement.
Lire la suite
-
Thierry Thieû Niang. Au Festival d’Aix, il encadre des résidences de musique de chambre et de mélodie française.
Il intervient dans le cadre de l’Académie européenne de musique (AEM) à des niveaux inattendus. Déjà présent à Aix aux côtés de Patrice Chéreau pour l’inoubliable Maison des des morts en 2007 et à la mise en scène d’Un Retour de Strasnoy en 2010, le chorégraphe Thierry Thieû Niang, spécialiste des corps empêchés (malades, prisonniers, personnes âgées, enfants autistes...), propose aux chanteurs et instrumentistes de l’AEM une approche originale de leur art. (...)
Patrick de Maria - La Marseillaise - 4 juillet (...)
Lire la suite
-
Le 8e Projet Quartier des Tanneurs affirme douceur et puissance, poésie et énergie.
Faire tomber les barrières est l’une des vocations des Tanneurs, théâtre implanté au cœur des Marolles. C’est là, avec le concours notamment du CPAS de la ville de Bruxelles, qu’ont été recrutés la majorité des participants à ce nouveau Projet Quartier.
Faire tomber les préjugés élitaires est un des effets du travail de Thierry Thieû Niang, chorégraphe et danseur, impliqué dans des projets théâtraux autant que dansés, collaborant avec des professionnels autant que des amateurs. On se souvient notamment de « Du Printemps ! », sa bouleversante relecture du « Sacre » avec une vingtaine de personnes âgées (jusqu’à 80 ans et plus).
Lire la suite