Thierry Thieû Niang Danses d’aujourd’hui

Touchée par les fées

Vous êtes ici : Accueil > Presse > Touchée par les fées

Qui êtes vous Ariane Ascaride ? C’est sans doute la question que s’est posée Marie Desplechin qui a écrit le texte du spectacle Touchée par les fées, créé à Avignon en 2010.

L’histoire d’Ariane est vraiment très curieuse. Faut-il donc qu’elle se représente comme une marionnette créée de toutes pièces par son metteur en scène de père alias Gepetto ou plutôt comme l’actrice fétiche de son mari cinéaste Robert Guédiguian ?

Ariane qui avoue avoir le vertige n’a pourtant qu’un seul désir « voler » comme Puck dans le Songe d’une nuit d’été, un rôle qui ne lui a jamais été proposé.

Elle a compris que pour réaliser son rêve, elle pouvait faire confiance au texte de Marie Desplechin tissé sur mesure, pour devenir les voiles ou les ailes de son seul en scène.

Ses ailes ne sont autres que les esprits de ces parents, de véritables personnages, des gens du peuple, pas riches, un père coiffeur mais directeur d’un théâtre amateur, une mère employée de cinéma à Marseille.

Oui, Ariane était prédestinée à devenir actrice. Toutes sortes d’anecdotes croustillantes sort de son chapeau dès lors qu’elle évoque ses parents pour qui la vie et la comédie c’était tout un.

Sur scène, toute menue, elle a l’apparence d’une enfant dans sa combinaison rouge, elle fait penser à un cosmonaute qui gravite autour de cette bonne vieille terre de l’enfance. Quelques cubes noirs sur le sol lunaire et puis en fond de scène, une grande arcade sourcilière tel un dessin sur un masque de théâtre.

Joli clin d’œil à l’enfance, chorégraphié par Thierry Thieû Niang. À vrai dire le spectateur peut être surpris de découvrir l’enfant turbulente et pleine d’énergie qui saute et danse comme un petit démon sous la musique de l’armée rouge, bousculant comme une tornade la belle image d’Ariane Ascaride.

Voler n’est ce point un rêve universel. Le texte qu’a écrit pour elle Marie Desplechin, Ariane entend le faire nôtre ou plusieurs. Juste une nappe de lumière pour rappeler l’enfant sur terre ou sur scène, et lui donner la main.

Ariane Ascaride dit simplement qu’elle est une enfant de la balle aussi légère que Puck ou Peter Pan. Mais avec elle, sachons le, nous ne retombons en enfance, nous y volons, vaincus par son charme.

Evelyne Trân - Théâtre au Vent - 9 mai 2015


- Voir en ligne : Retrouvez cet article sur le blog Théâtre au Vent
Haut de page


Tout droit réservé Thierry Thieû Niang - 2006 - 2017 |   Flux RSS |  Responsable éditorial : Fabienne Pautonnier |  Réalisé avec SPIP par Indétendance